Migraine ou céphalée cervicogène ?
Beaucoup de personnes souffrant de céphalées cervicogènes se sont vu diagnostiquer une "migraine" et traiter avec des antidouleurs qui n'agissent pas sur la vraie cause. Le diagnostic différentiel est pourtant essentiel, car les traitements sont radicalement différents.
Céphalée cervicogène : Douleur unilatérale, démarrant dans la nuque ou la base du crâne, irradiant vers le front ou l'œil. Aggravée par certains mouvements de tête. Accompagnée de raideur cervicale. Souvent présente le matin au réveil ou en fin de journée.
Migraine : Douleur pulsatile, souvent bilatérale, accompagnée de nausées, sensibilité à la lumière et au bruit. Aggravée par l'effort physique. Souvent précédée d'une aura.
Les muscles sous-occipitaux — les grands coupables
À la base du crâne se trouve un groupe de petits muscles précis appelés muscles sous-occipitaux. Ils contrôlent les mouvements fins de la tête et sont directement innervés par les nerfs cervicaux supérieurs (C1, C2, C3).
Quand ces muscles se contractent en réponse au stress ou à une mauvaise posture, ils compriment ces nerfs, et la douleur irradie vers le front, les tempes ou même l'orbite.
Appuyez avec vos pouces à la base du crâne, de chaque côté de la colonne. Si vous trouvez des zones douloureuses qui reproduisent ou aggravent votre mal de tête, celui-ci est très probablement d'origine cervicale.
Le rôle des écrans
La prolifération des écrans — ordinateurs, smartphones, tablettes — a considérablement augmenté la prévalence des céphalées cervicogènes. La position de la tête légèrement en avant et légèrement inclinée vers le bas, typique du travail sur ordinateur, crée une tension chronique dans les cervicales supérieures.