Pourquoi le printemps est-il la saison des blessures ?
La réponse est simple : après 3 à 4 mois d'activité réduite, votre corps n'est plus le même qu'en octobre. Mais votre motivation, elle, est revenue à 100 % avec les premiers rayons de soleil.
Ce déséquilibre — motivation maximale, capacité physique réduite — est la recette parfaite pour la blessure.
Les muscles ont perdu 10 à 15 % de leur force. Les tendons et ligaments ont diminué leur charge de travail habituelle. La proprioception s'est affaiblie. Et le tissu conjonctif (tendons, ligaments, fascias) est particulièrement sensible aux reprises brutales.
La règle d'or : les 10 %
N'augmentez jamais votre volume ou votre intensité d'entraînement de plus de 10 % par semaine. Si vous couriez 30 km par semaine avant l'hiver, commencez à 15-20 km et augmentez progressivement.
Cette règle des 10 % est validée par des décennies de recherche en médecine du sport. La majorité des blessures survient lors d'une augmentation soudaine de la charge — pas lors d'une progression régulière.
Pendant votre course de reprise, vous devez pouvoir tenir une conversation complète sans être essoufflé. Si vous ne pouvez pas parler, vous allez trop vite. C'est la zone d'intensité pour les 3 premières semaines de reprise.
La tendinite du printemps
La tendinite est la blessure emblématique de la reprise sportive printanière. Ses localisations les plus fréquentes :
Tendon d'Achille : Chez les coureurs. Signes : douleur matinale au premier pas, raideur, sensibilité au toucher du tendon.
Syndrome de l'essuie-glace (bandelette ilio-tibiale) : Douleur au bord externe du genou après quelques kilomètres de course.
Tendinite rotulienne : Douleur sous la rotule, aggravée par les escaliers et les descentes.
Coiffe des rotateurs : Chez les pratiquants de sports de raquette ou de natation. Douleur à l'épaule en levant le bras.