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Exercices, posture, prévention — des ressources pratiques pour prendre soin de votre dos entre deux séances.

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Comment prendre soin de votre dos au quotidien

Le mal de dos touche 80 % des Français à un moment de leur vie. Pourtant, quelques ajustements simples dans vos habitudes quotidiennes suffisent souvent à en réduire l'impact considérablement.

Dans cette vidéo, je partage les conseils que je donne le plus souvent à mes patients en fin de séance — non pas pour remplacer le traitement, mais pour prolonger ses effets et éviter les récidives.

Vidéo publiée sur la chaîne YouTube de François Schnerr

On a souvent tendance à attendre que la douleur soit insupportable avant de consulter. C'est une erreur. La colonne vertébrale donne des signaux bien avant le stade aigu — raideurs matinales, tensions après une journée de bureau, inconfort en voiture. Ces signaux méritent d'être écoutés.

En résumé : bougez régulièrement, veillez à votre posture au bureau, et n'attendez pas que la douleur s'installe pour agir. La prévention reste toujours moins coûteuse — en temps, en énergie et en argent — que le traitement.

Ma routine d'étirements : ce que je recommande à mes patients

Les étirements ne remplacent pas une séance de chiropraxie, mais ils en prolongent les bénéfices. Voici ceux que je prescris le plus souvent, adaptés à la vie parisienne — au bureau, à la maison, dans le métro.

L'une des questions les plus fréquentes que je reçois après une séance : « Qu'est-ce que je peux faire à la maison ? » La réponse courte : des étirements doux, réguliers, et surtout sans douleur. Un étirement doit être ressenti comme une tension agréable — jamais comme une douleur.

Vidéo publiée sur la chaîne YouTube de François Schnerr

Je recommande en priorité trois zones : les ischio-jambiers (souvent trop courts chez les personnes sédentaires), les fléchisseurs de hanche (raccourcis par la position assise prolongée), et les muscles cervicaux postérieurs (mis à rude épreuve par les écrans). Ces trois groupes sont responsables d'une grande partie des tensions que je traite en consultation.

Ma règle d'or : 30 secondes par étirement, deux répétitions, deux fois par jour. C'est peu, mais c'est suffisant — à condition de le faire régulièrement. La régularité compte bien plus que l'intensité.

Actualités

Télétravail et mal de dos : pourquoi les consultations augmentent

Depuis la généralisation du télétravail, les douleurs lombaires et cervicales explosent dans les cabinets. En cause : des postures prolongées sur des postes non adaptés, une sédentarité accrue et des signaux douloureux trop longtemps ignorés.

Selon l'ANSES, 95 % de la population française est aujourd'hui exposée à un risque de détérioration de la santé par manque d'activité physique — un chiffre qui a encore progressé depuis la normalisation des modes de travail hybrides. Plus d'un tiers des adultes dépassent 8 heures quotidiennes en posture assise. C'est dans ce contexte que la chiropraxie devient un recours de plus en plus courant.

La position assise prolongée exerce une pression continue sur les disques intervertébraux et raccourcit progressivement les fléchisseurs de hanche — deux facteurs directement responsables des lombalgies chroniques. La colonne cervicale, elle, subit l'écran positionné trop bas : chaque centimètre de projection du menton vers l'avant multiplie la charge sur les vertèbres cervicales. On parle de « tech neck » — un phénomène que je rencontre quotidiennement en consultation.

Une étude publiée en 2023 confirme que les manipulations vertébrales chiropratiques sont efficaces pour réduire les douleurs et améliorer la qualité de vie des travailleurs de bureau souffrant de douleurs non spécifiques. Ce résultat rejoint d'autres travaux antérieurs de 2016 et 2019. La chiropraxie n'est pas une solution miracle — c'est un outil précis qui s'articule avec des changements de posture et de comportement durables.

3 réflexes à adopter dès aujourd'hui

  • Écran à hauteur des yeux — le menton parallèle au sol, jamais penché vers l'avant
  • Se lever 5 minutes toutes les heures — un timer suffit
  • Consulter dès les premiers signaux : raideur matinale persistante, tension cervicale quotidienne

La chiropraxie agit sur l'inflammation et le cerveau : ce que dit une étude PLOS ONE (déc. 2025)

Une étude randomisée contrôlée publiée en décembre 2025 dans PLOS ONE révèle que 12 semaines de soins chiropratiques modifient des biomarqueurs biologiques mesurables — au-delà du simple soulagement de la douleur.

Ce qui fait l'intérêt de cette étude, c'est sa rigueur méthodologique. Elle inclut un groupe témoin avec des ajustements fictifs — les patients étaient positionnés identiquement, sans poussée vertébrale réelle — permettant de contrôler l'effet placebo. Les chercheurs ont prélevé des échantillons au début, à 12 semaines, puis à 16 semaines pour évaluer la persistance des effets.

Les résultats mettent en évidence trois modifications importantes après 12 semaines de soins réels. Premièrement, une augmentation du BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), un marqueur de la santé cérébrale et de la neuroplasticité. Deuxièmement, une hausse de l'IL-6, associée à la régénération musculaire. Troisièmement, et surtout, une diminution du TNF-α, une cytokine pro-inflammatoire impliquée dans les douleurs chroniques.

Ces résultats suggèrent que les soins chiropratiques pourraient agir sur des voies neurophysiologiques plus larges que la seule mécanique articulaire — contribuant à la résilience immunitaire, à la régulation du stress et à la santé cérébrale. Pour mes patients, cela confirme ce que j'observe cliniquement : un mieux-être général qui dépasse souvent la douleur initiale pour laquelle ils ont consulté.

Référence scientifique Imran M. et al., « The effects of 12 weeks of chiropractic spinal adjustments on physiological biomarkers in adults: A pragmatic randomized controlled trial », PLoS One, 11 déc. 2025, 20(12):e0338730.

Lombalgie chronique : ce que la recherche dit sur la chiropraxie

La lombalgie est la première cause mondiale de handicap. Plusieurs méta-analyses récentes confirment que la manipulation vertébrale chiropratique offre un soulagement significatif — y compris pour les formes chroniques résistantes aux traitements classiques.

Une méta-analyse publiée dans le British Medical Journal (Rubinstein et al., 2019) a analysé les données de nombreux essais randomisés contrôlés sur la manipulation vertébrale dans les lombalgies chroniques. Ses conclusions : les patients traités par manipulation rapportent une réduction mesurable de la douleur et une amélioration de la fonction physique par rapport aux groupes contrôle.

Une seconde méta-analyse (Spine Journal, Coulter et al., 2020) confirme ces résultats, en soulignant que les effets sont plus marqués à court terme — ce qui souligne l'importance de la régularité des soins. C'est précisément pour cette raison que je propose des soins de suivi espacés dans le temps : maintenir les acquis et prévenir les récidives, pas traiter en urgence.

Une étude nordique sur les soins de maintenance (PlosOne, 2018–2020, 328 patients) apporte un éclairage complémentaire : les patients suivis régulièrement souffrent en moyenne 13 jours de moins par an que ceux traités uniquement sur symptômes. Pour les cas les plus sévères, les périodes sans douleur sont significativement plus longues. En pratique, 20 ans de cabinet me confirment ce que la littérature documente : la chiropraxie fonctionne mieux comme stratégie de santé globale que comme recours de dernière minute.

Ce que dit l'INSERM

Dans son rapport de 2011 sur l'efficacité de la chiropraxie, l'INSERM conclut que la chiropraxie est efficace dans les lombalgies aiguës ou subaiguës, avec une efficacité comparable aux traitements alternatifs — et propose des réponses non chirurgicales, non médicamenteuses, à des troubles fréquents.